Trembling Bells Featuring Bonnie ‘Prince’ Billy – I Made A Date (With An Open Vein)

https://www.youtube.com/watch?v=J56ba8xesms

 

Michal Korycki Self Portrait, 2008

Joanne Howard – Puzzle of a Puzzle

 

 

 

 

 

Stella Ebner-Making Starry Night

Stella Ebner

Making Starry Night

 2013
Screen print on Japanese paper
36 × 50 in

 

 

 

 

Rabarama – 2-SECOND, Flusso Vitale

source : http://www.rabarama.info/#!ed-sculpture-second/c15tr

medium: bronze

dimensions cm: 24 x 26,5 x 21,5

year: 2014

edition: 100 copies + XXX artist proofs

Marcel Miracle – Un homme qui dort

source : http://www.huffingtonpost.fr/jeanpaul-gavardperret/les-miracles-de-marcel_b_1460985.html

dessins d’après l’œuvre de Georges Perec.

 

Vincent blue pants – jigsaw

source : http://sallybohan.blogspot.fr/2010/07/lim-art-artist-postcards.html

title: jigsaw
artist: Vincent blue pants
pub.date: 1970

Félix González-Torres Untitled (Ross and Harry)

Untitled (Ross and Harry) 1991 C-Print jigsaw puzzle in plastic bag

Jean-Marc Mathieu-Lajoie – Naufrage

2002, casse-tête Falcon, 184×115 cm, prêt de l’artiste; crédit photographique:

Musée national des beaux-arts du Québec

Cinta Vidal Agullo – puzzles

http://cintapinta.com/en/item/124/Puzzles.-Small-paintings/

Small paintings. 2010

Franck Thilliez – puzzle

Pages : 430

Paru en : septembre 2013

Edition : FLEUVE NOIR

Genre : thriller

Levi van Veluw – Portraits

http://www.levivanveluw.com/work/portraits-2006-2008

Ballpoints | Puzzle | 2006
c-print mounted | 120 x 100 cm & 60 x 50 cm

Laurent Mareschal – a peu de choses pres

http://l.mareschal.free.fr

Robert Gonsalves

source : http://www.demotivateur.fr/article-buzz/25-peintures-aux-illusions-d-optique-absolument-hallucinantes-un-truc-de-fou-vous-n-allez-pas-en-croire-vos-yeux–1781

 

Un Puzzle pour l’Autisme

http://www.tajan.com/fr/actualite/CP2013/TAJAN_Puzzle.asp

Liste des Artistes Participants dans l’ordre du catalogue :
JEF AEROSOL, ALBIOLO, GILLES BALMET, REBECCA BOURNIGAULT, CÉLESTE BOURSIER-MOUGENOT, MIGUEL CHEVALIER, PHILIPPE COGNÉE, JEAN DAVIOT, GAËL DAVRINCHE, HERVé DI ROSA, JOEL DUCORROY, ENDER, FAZ, DAMIEN-PAUL GAL, FABRICE GINERO, ISABELLE GIOVACCHINI, MILÈNE GUERMONT, JÉRÔME GULON, MARKUS HANSEN, CÉLESTE JAVA, MARC JOHNSON, HARRY KAMPIANNE, KASPER, KITO, KOUKA, KOSTA KULUNDZIC, THIERRY LAGALLA, FABRICE LANGLADE, ARTUS DE LAVILLEON, LAURENCE DE LEERSNYDER, MARIE LEPETIT, IRIS LEVASSEUR, LILI WENN, LUDO, JÉRÔME MESNAGER, Mr ONE TEAS, DOMINIQUE MULHEM, MARC NUCERA, FERNAND D’ONOFRIO, PHILIPPE PASQUA, DANIELA PROST, EMMANUEL REGENT, LIONEL SABATTÉ, VINCENT SCALI, LIONEL SCOCCIMARO, BENJAMIN SPARK, SPEEDY GRAPHITO, JEANNE SUSPLUGAS, WILSON TROUVÉ, MARKO VELK,VUK VIDOR
.

 

regina silveira

regina silveira

 

Marie Rime – Masques

Marie Rime

Dans cette série d’images, c’est la notion du jeu qui est mise en avant.
J’ai cherché à exprimer ma fascination pour la relation entre les joueurs.
Comment les joueurs s’influencent-ils ? Essaient-ils de se séduire, de se perturber,
de s’intimider ? Ces réflexions m’ont amenée à réaliser des images de femmes
portant des masques inspirés de l’art tribal, et construits à partir de pièces de jeu.

Puzzle de Rémy Rondeau

IMDB : Puzzle de Rémy Rondeau
source : originefilms.fr

Puzzle – Trailer from oriGine films on Vimeo.

14 minutes – 2014 – France

Un vieil homme se sent seul depuis la mort de sa femme. Pour tromper l’ennui, il se plonge dans la construction de puzzles.
Les murs du salon affichent les dizaines de puzzles minutieusement assemblés au fil de ses journées monotones. Un jour, au pied de sa porte, le vieil homme trouve une boîte mystérieuse. Dans celle-ci, les pièces d’un puzzle.
Poussé par l’envie de découvrir ce qu’il représente, le vieil homme se lance dans sa construction, alors que des événements de plus en plus étranges se produisent autour de lui.

Rémy Rondeau
C’est à la sortie de L’ESRA (Ecole Supérieur de Réalisation Audiovisuelle) où il réalise 3 courts métrages que Rémy Rondeau commence son travail d’électricien lumière sur des longs métrages (Un poison violent, de Katell Quillévéré, Cannes 2010 ; La conquête, de Xavier Durringer, Cannes 2011) et courts métrages. Ces expériences variées lui permettent d’enrichir sa connaissance des tournages, sur les plans artistiques et techniques. En parallèle, il écrit le scénario du long métrage Dawn of the old men, sélectionné au PITCH du Festival International Henry Langlois, pour son univers décalé et original.
Puzzle est son premier court métrage en tant qu’auteur-réalisateur.
Grâce à ses treize années de conservatoire de musique et sa maîtrise des divers instruments (clarinette, piano, guitare ou accordéon), Rémy Rondeau est également compositeur sur des courts métrages. Il signe la musique originale de Puzzle.

Prix et Festivals
Oeil d’or compétition court-métrages français et prix du jury du meilleur court-métrage français au PIFF
Festival du Court Métrage de Téhéran
Festival de Tübingen-Stuttgart – La Nuit de L’horreur
Paris International Fantastic Film Festival (PIFF)

Equipe
Réalisé par : Rémy Rondeau
Produit par : Olivier Berlemont & Emilie Dubois
Avec : Philippe Laudenbach, Anouchka Csernakova
Scénario : Rémy Rondeau
Assistante Réalisateur : Sonia Mandelbaum
Scripte : Mélanie Parent-Chauveau
Régisseuse Général : Cécile Ganichaud
Directeur de Photographie : Elric Lefeuvre
Son : N’Dembo Ziavoula
Chef Décoratrice : Léa Philippon
Maquilleuse : Sofi Esnault
Maquilleur VFX : David Scherer
Montage : Yoann Gourdon
Musique originale : Rémy Rondeau
Montage son & mixage : Julie Tribout – Obsidienne Studio

Partenaires & Soutiens :
Région Centre – Ciclic
TV Tours
CNC COSIP
Procirep-Angoa
Cinéma Atlantic – La Turballe

Visa d’exploitation n° 138206
ISAN n° 0000-0003-8C8D-0000-C-0000-0000-1

Agnès Varda – Cinq Bacheliers

Cinq Bacheliers 2014 Digital composition printed on magnetized parts of puzzle 170 x 350 cm / 66,9 x 137,7 in

Source :  Nathalie Obadia – Agnès Varda

George Perec – la vie mode d’emploi

L’œil suit les chemins qui lui ont été ménagés dans l’œuvre.

(Paul Klee, Pädagogisches Skizzenbuch

Au départ, l’art du puzzle semble un art bref, un art mince, tout entier contenu dans un maigre enseignement de la Gestalttheorie : l’objet visé – qu’il s’agisse d’un acte perceptif, d’un apprentissage, d’un système physiologique ou, dans le cas qui nous occupe, d’un puzzle de bois – n’est pas une somme d’éléments qu’il faudrait d’abord isoler et analyser, mais un ensemble, c’est-à-dire une forme, une structure : l’élément ne préexiste pas à l’ensemble, il n’est ni plus immédiat ni plus ancien, ce ne sont pas les éléments qui déterminent l’ensemble, mais l’ensemble qui détermine les éléments : la connaissance du tout et de ses lois, de l’ensemble et de sa structure, ne saurait être déduite de la connaissance séparée des parties qui le composent : cela veut dire qu’on peut regarder une pièce d’un puzzle pendant trois jours et croire tout savoir de sa configuration et de sa couleur sans avoir le moins du monde avancé : seule compte la possibilité de relier cette pièce à d’autres pièces, et en ce sens il y a quelque chose de commun entre l’art du puzzle et l’art du go ; seules les pièces rassemblées prendront un caractère lisible, prendront un sens : considérée isolément une pièce d’un puzzle ne veut rien dire ; elle est seulement question impossible, défi opaque ; mais à peine a-t-on réussi, au terme de plusieurs minutes d’essais et d’erreurs, ou en une demi-seconde prodigieusement | inspirée, à la connecter à l’une de ses voisines, que la pièce disparaît, cesse d’exister en tant que pièce : l’intense difficulté qui a précédé ce rapprochement, et que le mot puzzle – énigme – désigne si bien en anglais, non seulement n’a plus de raison d’être, mais semble n’en avoir jamais eu, tant elle est devenue évidence : les deux pièces miraculeusement réunies n’en font plus qu’une, à son tour source d’erreur, d’hésitation, de désarroi et d’attente.

Le rôle du faiseur de puzzle est difficile à définir. Dans la plupart des cas – pour tous les puzzles en carton en particulier – les puzzles sont fabriqués à la machine et leur découpage n’obéit à aucune nécessité : une presse coupante réglée selon un dessin immuable tranche les plaques de carton d’une façon toujours identique ; le véritable amateur rejette ces puzzles, pas seulement parce qu’ils sont en carton au lieu d’être en bois, ni parce qu’un modèle est reproduit sur la boîte d’emballage, mais parce que ce mode de découpage supprime la spécificité même du puzzle ; il importe peu en l’occurrence, contrairement à une idée fortement ancrée dans l’esprit du public, que l’image de départ soit réputée facile (une scène de genre à la manière de Vermeer par exemple, ou une photographie en couleurs d’un château autrichien) ou difficile (un Jackson Pollock, un Pissarro ou – paradoxe misérable – un puzzle blanc) : ce n’est pas le sujet du tableau ni la technique du peintre qui fait la difficulté du puzzle, mais la subtilité de la découpe, et une découpe aléatoire produira nécessairement une difficulté aléatoire, oscillant entre une facilité extrême pour les bords, les détails, les taches de lumière, les objets bien cernés, les traits, les transitions, et une difficulté fastidieuse pour le reste le ciel sans nuages, le sable, la prairie, les labours, les zones d’ombre, etc.


Dans de tels puzzles les pièces se divisent en quelques grandes classes dont les plus connues sont :

les bonshommes
 

les croix de Lorraine
 

et les croix
  

et une fois les bords reconstitués, les détails mis on place – la table avec son tapis rouge à franges jaunes très claires, presque blanches, supportant un pupitre avec un livre ouvert, la riche bordure de la glace, le luth, la robe rouge de la femme – et les grandes masses des arrière-plans séparées en paquets selon leur tonalité de gris, de brun, de blanc ou de bleu ciel – la résolution du puzzle consistera simplement à essayer à tour de rôle toutes les combinaisons plausibles.
 L’art du puzzle commence avec les puzzles de bois découpés à la main lorsque celui qui les fabrique entreprend de se poser toutes les questions que le joueur devra résoudre, lorsque, au | lieu de laisser le hasard brouiller les pistes, il entend lui substituer la ruse, le piège, l’illusion d’une façon préméditée, tous les éléments figurant sur l’image à reconstruire – tel fauteuil de brocart d’or, tel chapeau noir à trois cornes garni d’une plume noire un peu délabrée, telle livrée jonquille toute couverte de galons d’argent – serviront de départ à une information trompeuse : l’espace organisé, cohérent, structuré, signifiant, du tableau sera découpé non seulement en éléments inertes, amorphes, pauvres de signification et d’information, mais en éléments falsifiés, porteurs d’informations fausses : deux fragments de corniches s’emboîtant exactement alors qu’ils appartiennent en fait à deux portions très éloignées du plafond, la boucle de la ceinture d’un uniforme qui se révèle in extremis être une pièce de métal retenant une torchère, plusieurs pièces découpées de façon presque identique appartenant, les unes à un oranger nain posé sur une cheminée, les autres à son reflet à peine terni dans un miroir, sont des exemples classiques des embûches rencontrées par les amateurs.


On en déduira quelque chose qui est sans doute l’ultime vérité du puzzle : en dépit des apparences, ce n’est pas un jeu solitaire : chaque geste que fait le poseur de puzzle, le faiseur de puzzles l’a fait avant lui ; chaque pièce qu’il prend et reprend, qu’il examine, qu’il caresse, chaque combinaison qu’il essaye et essaye encore, chaque tâtonnement, chaque intuition, chaque espoir, chaque découragement, ont été décidés, calculés, étudiés par l’autre. 

Georges Perec, Préambule de La Vie mode d’emploi

http://fr.wikipedia.org/

« Considérée isolément une pièce d’un puzzle ne veut rien dire ; elle est seulement question impossible, défi opaque « .